Les neuf communes devaient choisir hier soir de lancer ou non une étude en ce qui concerne leur rapprochement.
La région de Terre-Sainte renforcera ses collaborations intercommunales. Reste maintenant à déterminer sous quelle forme. C'est le principal enseignement de l'enquête menée au mois de mars auprès des électeurs des neuf communes concernées.
Partant de ce constat, le comité de pilotage et les présidents des commissions en charge de l'étude pour le rapprochement des communes devaient se rencontrer hier soir pour se déterminer sur la suite à donner au projet. «Après la décision du Conseil communal de Cransprès-Céligny, il semble qu'un consensus se dessine vers une poursuite de la démarche», estimait en matinée Patrice Engelberts, porte-parole des syndics de Terre Sainte.
Si tel est le cas, les neuf communes se lanceront dans une étude stratégique. Au terme de la phase préliminaire, qui a démontré l'opportunité de mener plus avant une réflexion sur le rapprochement des communes, l'étape suivante doit déterminer le périmètre d'une telle démarche et sa forme idéale. Plusieurs pistes seront examinées pour savoir s'il est préférable d'augmenter les collaborations au cas par cas (association ou syndicat intercommunal à but unique) ou par groupe de prestations (association ou syndicat à but multiple), d'imaginer la création d'une agglomération dans laquelle les communes restent souveraines, ou si une fusion constitue la solution la meilleure. Les aspects financiers seront également passés au crible.
Enquête bientôt en ligne
Cette étape stratégique est la suite logique de l'enquête du mois de mars. Celle-ci sera largement diffusée à destination du public dès le 4 juillet, quand elle sera mise en ligne sur le site des communes de Terre-Sainte (www.terresainte.ch). Elle met d'ailleurs en lumière plusieurs préoccupations qui serviront de base de travail aux politiques et aux sociétés mandatées pour accompagner la démarche de rapprochement. D'autant que le très fort taux de participation au sondage, 39,9%, rend les résultats particulièrement fiables.
L'ensemble des collectivités plébiscite ainsi un renforcement des collaborations intercommunales à plus de 70%. Reste à savoir quelles intensités elles prendront. La fusion est ainsi envisageable, sauf pour Cransprès-Céligny, qui la refuse à 56%. Si 49% des avis exprimés à Coppet et à Founex sont favorables à l'étude d'une telle possibilité, les opposants à cette idée sont minoritaires, avec respectivement 40% et 43% des suffrages. Les «sans opinion» constituent le solde.
En ce qui concerne les collaborations au cas par cas, par contre, Crans-près-Céligny est la commune la plus enthousiaste (74%), alors que Chavannes-des-Bois est la seule qui rejette cette opportunité (38% de oui contre 48% de non). Tous les villages sont cependant favorables à l'étude d'un renforcement des collaborations par groupe de prestations.
Dans tous les cas, personne ne remet en cause l'intercommunalité, déjà extrêmement forte dans la région. S'il ne devait pas y avoir de renforcement des collaborations entre les entités de Terre-Sainte, la population défend le maintien de celles existantes. Les résultats sur se point s'étendent en effet de 87,5% (Bogis- Bossey) à 100% (Tannay).
« L'option de la fusion sera étudiée dans l'étude stratégique.
Mais ce ne sera pas la seule. Il en existe plusieurs pour rationaliser l'organisation intercommunale » (PATRICE ENGELBERTS, PORTE-PAROLE DES SYNDICS DE TERRE-SAINTE)
RAPHAËL EBINGER |